Abduljabbar Aburas
17 Juillet 2021•Mise à jour: 17 Juillet 2021
AA/Moscou
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a fait part de la préoccupation de son pays par la détérioration des conditions économiques et sociales au Liban, à la lumière de la démission du Premier ministre désigné Saad Hariri.
« Hariri a annoncé jeudi qu'il avait renoncé à la formation du gouvernement. Malheureusement, depuis l’approbation de sa nomination en octobre dernier, les forces politiques libanaises n'ont pas pu parvenir à un accord sur la formation d'un nouveau cabinet. Tout cela est préoccupant étant donné que la situation socio-économique difficile du pays s'est aggravée au cours de cette période», rapporte la chaîne « Russia Today », citant Zakharova.
La porte-parole de la diplomatie russe a également formulé le vœu que le président Michel Aoun et le Parlement, parviennent à un accord sur la nomination d’un nouveau Premier ministre, à l’issue de leurs consultations.
Pendant environ 9 mois, des différends entre Aoun et Hariri ont entravé la formation d'un gouvernement, succédant à l'actuel gouvernement par intérim, dirigé par Hassan Diab, qui a démissionné le 10 août 2020, 6 jours après une explosion catastrophique dans le port de la capitale, Beyrouth.
Ces différends ont porté sur le droit de nommer des ministres chrétiens. Saad Hariri accuse Michel Aoun d'avoir insisté pour obtenir au profit de son équipe, qui englobe le groupe du "Hezbollah", le "tiers de blocage", s'agissant du nombre de ministres nécessaire pour contrôler les décisions du gouvernement.
Selon des observateurs, la situation dans le pays vire au pire politiquement et économiquement, après que le chef du "Mouvement du futur" Saad Hariri a annoncé jeudi son renoncement à la formation du gouvernement, à la suite de désaccords avec le chef de l’Etat, Michel Aoun.
Depuis fin 2019, le Liban est touché par la pire crise économique de son histoire moderne, qui a entraîné un effondrement financier et la détérioration du pouvoir d'achat de la plupart de ses habitants, ainsi qu'une pénurie de carburant et de médicaments et une augmentation dans les prix des denrées alimentaires.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi