AA / Beyrouth / Jad Yatim
Le gouvernement libanais a souligné, jeudi, son souci de respecter la liberté d’expression des manifestants, mais a dénoncé les actes de vandalisme et les troubles occasionnés par les protestataires contre la crise des ordures qui se poursuit depuis près de deux mois à Beyrouth.
Lors d’une conférence de presse tenue au terme de la réunion ministérielle, au palais Saray à Beyrouth, le ministre de l’Information, Ramzi Joreige, a annoncé que le gouvernement examinera la possibilité d’accorder aux municipalités la prérogative de collecter et traiter les ordures, de manière décentralisée.
«Le chef du gouvernement, Tammam Salam, convoquera une réunion de la commission ministérielle concernée dès qu’il recevra la liste des municipalités qui veulent collecter et traiter seules leurs ordures», a-t-il dit, expliquant qu’ «il y a de nouvelles idées pour traiter les déchets, comme la décentralisation administrative des municipalités».
Depuis le 22 août courant, des dizaines de milliers de Libanais protestent dans les rues de Beyrouth contre l’accumulation des ordures, revendiquant une solution à la crise des déchets, la lutte contre la corruption du gouvernement, et allant jusqu’à demander sa démission.
Les Forces de l’ordre ont fait usage de balles réelles et en caoutchouc et de bombes à gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, blessant plusieurs dizaines d’entre eux.