Nadia Akari
01 Mars 2016•Mise à jour: 02 Mars 2016
AA/Yangon (Myanmar) / Kyaw Ye Lynn
Le Parlement du Myanmar a voté l’accélération du processus d’élection du prochain président de la république après que les pourparlers entre le parti vainqueur des récentes élections et l’armée ont échoué à donner un résultat.
L’icône de la démocratie Aung San Suu Kyi, présidente de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), a remporté les élections du 8 novembre avec un score écrasant, s’assurant la fonction du nouveau président du Myanmar pour les cinq années à venir.
Suu Kyi ne peut cependant pas se présenter elle-même en raison de l’article 59(f) de la Constitution rédigée par la junte militaire.
De nombreux observateurs suspectent cette clause d'être uniquement destinée à empêcher la présidente de la LND d’accéder à la fonction suprême, étant donné qu’elle interdit toute candidature d'une personne ayant des proches de nationalité étrangère. Le défunt époux Suu Kyi était britannique, ainsi que ses deux fils.
Des députés de la LND ont déclaré, au début du mois de février, qu’ils projetaient de soumettre une proposition au Parlement dans l’objectif de suspendre l’article 59 (f).
Mardi, le président du Parlement Mann Win Khian Than a annoncé que le processus de vote et la nomination du nouveau président auront lieu sept jours avant la date précédemment annoncée du 17 mars.
Il a informé la chambre basse et la chambre haute et nommer des députés de l’armée pour désigner des candidats à la présidence d’ici au 10 mars.
Sous le système actuel, trois candidats doivent être désignés par la chambre basse, la chambre haute et les députés de l’armée.
Le candidat avec le nombre de voix le plus élevé est nommé président, tandis que les deux autres candidats deviennent vice-présidents.