1 23
31 Août 2017•Mise à jour: 01 Septembre 2017
AA/ Ankara
Des témoins de l'état d'Arakan ont raconté, dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les moments horribles qu'ils ont vécus à cause des crimes commis par l'armée du Myanmar (Birmanie) contre les musulmans Rohingyas.
«Les bouddhistes nous persécutent, brûlent nos maisons, violent nos filles et tuent nos enfants», a rapporté Rashida Begum, une musulmane d'Arakan âgée de 25 ans, dans une vidéo filmée à Teknaf, une région frontalière du Bangladesh.
" Nous n'avons pas pu trouver de nourriture depuis 4 à 5 jours. Nous sommes arrivés ici difficilement et j'ai perdu l'un de mes enfants", a-t-elle ajouté en précisant que la région a été attaquée et bombardée.
"Si les attaques continuent, nous ne pourrons plus y retourner", a avancé Rashida en réponse à la question posée par la personne qui a filmé la vidéo concernant leur éventuel retour dans leur région.
"Les bouddhistes ont commis beaucoup d'injustice à notre encontre, ils ont brûlé des maisons et lancé des bombes. C'est pourquoi je suis partie de ma région et venue ici", a raconté Ambiya Khatun, 55 ans.
Dans son témoignage, Ambiya Khatun a souligné que leur fuite a duré plusieurs jours et a été pénible.
"Nous pourrons survivre si nous recevons de l'aide, parce que nous n'avons rien ici", a-t-elle affirmé avant d'ajouter "Si la paix est rétablie dans notre région, nous y retournerons".
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar enchaîne ses graves violations des droits de l'homme, dans le nord de la province d'Arakan (sud-ouest), en usant d’une force excessive contre les musulmans Rohingya, selon plusieurs rapports médiatiques.
Le Conseil Européen Rohingya (CER) a annoncé lundi qu’entre deux mille et trois mille musulmans avaient été tués dans les attaques de l'armée birmane sur la province d'Arakan, en moins de trois jours.