Sanaa Ou Amir Ahamada
08 Mai 2026•Mise à jour: 08 Mai 2026
AA/Istanbul/ Sanaa Amir
Le navire MV Hondius est attendu ce dimanche 10 mai dans l’archipel des Canaries, alors que les autorités sanitaires renforcent leur vigilance après la confirmation de plusieurs cas d’hantavirus à bord.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé huit cas au total, dont cinq confirmés, tandis que l’enquête se poursuit pour tenter d’identifier l’origine de la contamination.
Le patient zéro n’a, à ce stade, pas été formellement établi et les autorités argentines ne confirment pas encore la source de l’infection.
Les autorités sanitaires françaises ont indiqué que les cinq ressortissants français présents sur le navire seront rapatriés « dans les 24 à 48 heures qui vont suivre » l’arrivée du bateau aux Canaries.
Selon le professeur Xavier Lescure, responsable médical du Coreb, ils « vont être examinés quand ils vont arriver aux Canaries, et réexaminés ensuite » en France, selon Franceinfo.
Leur transport sera organisé dans un avion dédié, avec un dispositif sanitaire renforcé. Ils « ne seront évidemment pas mélangés aux touristes », précise-t-il.
Parallèlement, les investigations se poursuivent autour de cas contacts identifiés dans plusieurs pays. La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a indiqué sur la plateforme sociale américaine X qu’« il a été constaté que deux personnes » ayant voyagé dans le même avion que la ressortissante néerlandaise décédée avaient pour destination finale l’Espagne.
L’une d’elles, localisée à Alicante, présente des symptômes légers et a été placée en isolement préventif. L’autre a séjourné à Barcelone avant de repartir vers l’Afrique du Sud et reste activement recherchée dans le cadre de la coordination internationale.
Dans ce contexte, la compagnie aérienne KLM a confirmé que la passagère néerlandaise, décédée le 26 avril en Afrique du Sud et testée positive à l’hantavirus, avait été débarquée avant le décollage d’un vol au départ de Johannesburg le 25 avril.
Les autorités sanitaires rappellent que « le risque pour la population générale reste très faible », tout en maintenant la surveillance épidémiologique et le suivi des contacts.