Ümit Dönmez
08 Mai 2026•Mise à jour: 08 Mai 2026
AA / Paris / Ümit Dönmez
Des centaines de personnes se sont réunies jeudi après-midi place Edmond Michelet, dans le quartier parisien de Beaubourg, à l’appel de collectifs de soutien à la Palestine et au Liban, afin de réclamer « des sanctions contre Israël ».
Tout au long du rassemblement organisé par EuroPalestine, des drapeaux palestiniens et libanais ont été brandis, tandis que plusieurs participants portaient des pancartes dénonçant les bombardements israéliens à Gaza, les destructions au Liban sud et la poursuite de la colonisation en Cisjordanie occupée. Certains slogans appelaient également au boycott d’Israël et à une intervention plus ferme de la communauté internationale afin de sanctionner le gouvernement israélien d'extrême droite.
Plusieurs stands militants avaient été installés sur la place, où des bénévoles distribuaient des tracts et échangeaient avec les passants sur la situation humanitaire à Gaza. Des portraits d’enfants palestiniens tués dans les bombardements étaient également visibles parmi les manifestants.
Des participants ont dénoncé « l’impunité » dont bénéficierait Israël malgré les multiples condamnations émises par des institutions internationales depuis le début de la guerre déclenchée après les attaques du 7 octobre 2023.
La mobilisation s’est déroulée dans un contexte marqué par une pression diplomatique croissante contre Israël. La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné plusieurs mesures conservatoires dans le cadre de la procédure engagée par l’Afrique du Sud, estimant qu’il existait un risque plausible de violation de la Convention sur le génocide dans la bande de Gaza.
La CIJ a également jugé en juillet 2024 que la présence israélienne dans les territoires palestiniens occupés était illicite, appelant à la fin de la colonisation et au démantèlement des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.
Parallèlement, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ex-ministre Yoav Gallant concernant des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la bande de Gaza, notamment l'utilisation de la famine comme arme de guerre.
Les manifestants ont aussi évoqué la situation au Liban, où les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah ont provoqué d’importantes destructions dans les zones frontalières du sud du pays. Plusieurs organisations internationales ont accusé Israël d’avoir utilisé du phosphore blanc dans des secteurs habités.
Des pancartes visibles durant le rassemblement dénonçaient également les violations répétées par Israël de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui encadre le cessez-le-feu entre Israël et le Liban depuis 2006.
La mobilisation parisienne s’inscrit dans une série de rassemblements organisés dans plusieurs villes européennes depuis des mois pour exiger un cessez-le-feu permanent à Gaza, la levée du blocus humanitaire et des sanctions diplomatiques et économiques contre Israël.