Hajer Cherni
22 Mars 2021•Mise à jour: 22 Mars 2021
AA / Ankara
Des milliers de personnes de l'ethnie Karen d'origine mongole ont été forcées à se déplacer de leurs régions du sud-est du Myanmar, sous la pression de l'armée.
Les oppressions exercées par l'armée birmane au cours de la période récente, en particulier après le coup d'État militaire en février dernier, a entraîné le déplacement d'environ 8 000 personnes de la minorité Karen, présents dans la région de Kayen, dans le sud-est du pays.
Les membres de cette ethnie se sont réfugiés dans les forêts de la région, où l'Union nationale des Karens, l'aile politique de l'Armée de libération nationale, qui lutte pour l'indépendance de cette minorité, s'est chargée de leur fournir les produits de première nécessité.
Depuis l'indépendance du Myanmar en 1994, ce groupe ethnique d'origine mongole lutte contre le gouvernement central pour son indépendance.
En février, des commandants de l'armée ont mené un coup d'État, suivi de l'arrestation de hauts dirigeants du pays, dont le président Win Myint et la chancelière Aung San Suu Kyi.
Après le putsch, des manifestations populaires de rejet de l'autorité militaire, ont eu lieu dans tout le pays. L'administration militaire a alors imposé la loi martiale dans 7 quartiers de Yangon et de Mandalay.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni