Hajer Cherni
23 Février 2021•Mise à jour: 23 Février 2021
AA / Kuala Lumpur
Le département malais de l'immigration a approuvé, mardi, l'expulsion de 1 086 migrants du Myanmar présents sur son territoire, et ce, en violation une décision judiciaire visant à interrompre temporairement les expulsions.
Plus tôt dans la journée du mardi, la Cour suprême malaisienne a rendu un décision judiciaire autorisant la suspension de l'expulsion de 1 200 migrants birmans, afin d'examiner un recours en appel lancé par Amnesty International, selon lequel ''des réfugiés et des demandeurs d'asile mineurs qui font partie des migrants expulsés au Myanmar''.
Le responsable du Département de l'Immigration, Khair Al-Dazimi Daoud, a déclaré dans un communiqué que "1 086 ont accepté de retourner volontairement à bord de trois navires appartenant à la marine du Myanmar", selon l'agence américaine AP.
Et d'ajouter que tous les rapatriés "sont originaires du Myanmar et détenus depuis l'année dernière pour migration clandestine, et la liste n'inclut en aucun cas des musulmans ou des demandeurs d'asile Rohingya".
De son côté, Amnesty International (basée à Londres) a appelé le gouvernement malaisien à revoir les décisions d'expulsion et de prendre en considération les circonstances actuelles au Myanmar, qui est le théâtre de tensions depuis le début du mois de février, suite à un coup d'État militaire.
Le pays est secoué de manifestations sanglantes, de répressions de la junte militaire et de violations des droits humains qui ont suivi.
Jusqu'à 11 h 23 GMT, le communiqué du Département malais de l'immigration n'a pas émis les motifs de l'expulsion de 1 086 migrants au lieu de 1 200.
Il convient de noter que la Malaisie ne reconnaît pas officiellement les réfugiés et traite toute personne qui arrive sur son sol sans papiers officiels, comme étant ''un migrant illégal ou clandestin''.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni.