Mohamed Safwene Grira
01 Mars 2017•Mise à jour: 02 Mars 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Une centaine de rebelles M23 ont été neutralisés par l'armée depuis la fin du mois de janvier dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu mercredi de source officielle.
Une vingtaine de rebelles M23 ont été tués, depuis le début des affrontements, en territoire de Rutshuru, alors que 25 autres ont été capturés, a informé dans une conférence de presse à Goma (Est), le général-major Léon Mushale, commandant de la 3ème zone de défense de l'armée congolaise.
Le dernier bilan avancé par l'armée, la semaine écoulée, mentionnait, par ailleurs, la reddition d'une soixantaine de rebelles.
L'armée a déploré, de son côté, quatre morts et six blessés, d'après le général-major Léon Mushale.
Quoique le calme soit majoritairement rétabli dans le territoire de Rutshuru, des combats se poursuivent autour des monts Mikeno, Karisimbi et Sabinyu frontaliers avec l'Ouganda, d'après la même source militaire.
Mercredi dernier, le M23 a dénoncé dans un communiqué une "guerre imposée par Kinshasa aux combattants retournés, les contraignant ainsi à se défendre". D'après la même source, ces combattants sont uniquement venus exiger l'application d'un accord signé il y a quelques années avec le gouvernement.
Or, l'assaut de l'armée est "un signal négatif envoyé à leurs collègues [combattants du M23] restés dans le centre du cantonnement en Ouganda", ajoutait le communiqué.
Le 15 janvier, le gouvernement congolais avait alerté sur l’incursion de près de 300 combattants de l’ancienne rébellion du M23 dans la province du Nord-Kivu à partir de l'Ouganda limitrophe.
La rébellion Tutsi du M23 avait vu le jour après la fin de la fin de la guerre du Kivu (2004-2009). Issus d'une autre rébellion, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ses membres invoquaient le non-respect par Kinshasa d'un accord de paix signé le 23 mars 2012.
Battus fin 2013 par l'armée congolaise et les forces de l'ONU, les membres du M23 se sont réfugiés en Ouganda et au Rwanda qui se sont engagés à les cantonner.
Un accord signé en décembre 2013 à Nairobi entre la RDC et le M23 confirmait la dissolution du mouvement et définissait les modalités de la démobilisation pour ceux parmi les rebelles désirant réintégrer la vie civile ou militaire en RDC.