AA/ Kinshasa/ Al-Hadji Kudra Maliro
Le ministre de la justice de la République Démocratique du Congo (RDC) a assuré, jeudi à Anadolu, que les Casques bleus de nationalité congolaise soupçonnés de viols en RCA seront jugés si les faits sont confirmés par l'ONU.
"Nous attendons les résultats de l'enquête qui sera diligentée par l'ONU. Si les forfaits sont confirmés par l'ONU, ils seront transférés à Kinshasa. L'auditeur militaire des Froces Armées de la RDC, Joseph Ponde, est d'ores et déjà saisi de cette affaire" a déclaré à Anadolu Alexis Tambwe Mwamba.
Si tel est le cas, "ainsi qu'en dispose la loi congolaise, ils risqueront jusqu'à 20 ans de prison ferme", a poursuivi le Ministre congolais de la justice.
Contacté par Anadolu, le porte-parole de l'armée congolaise Léon Kasonga a nié "catégoriquement" l'implication de ses troupes.
"Je ne veux pas commenter les propos du porte-parole militaire des FARDC, mais je relève qu'il connaît bien ses enfants." a commenté, pour sa part, Alexis Tambwe Mwamba.
Trois nouvelles jeunes femmes, dont une mineure, auraient subi des abus sexuels par des Casques bleus de la Mission onusienne en Centrafrique, Minusca, a annoncé mercredi à New York, une porte-parole de l'ONU, Vannina Maestracci.
Il s'agit de la deuxième affaire d'abus sexuels présumé par des Casques bleus révélée depuis mardi dernier et la première révélée depuis la nomination du nouveau chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga. Amnesty International a fait état, le 11 août, d'un cas d'abus sexuels par un Casque bleu sur une fillette de 12 ans.