Mohamed Hedi Abidellaoui
01 Mars 2017•Mise à jour: 02 Mars 2017
AA/ N'Djamena/ Mahamat Ramadane
La frontière terrestre entre le Tchad et la Libye, fermée le 15 janvier 2017 pour des raisons de sécurité, est partiellement rouverte, a annoncé, mercredi, le ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration, Ahmat Mahamat Bachir.
S’exprimant à la presse, il a indiqué que la seule voie d’accès passe par la localité de Wour, village tchadien frontalier du pays nord-africain. Toutes les autres routes et voies d'accès restent, toutefois, fermées, d'après la même source.
«Tous ceux qui veulent se rendre en Libye ne sont autorisés qu’à emprunter le seul passage du village de Wour. Nous mettons en garde, tous ceux qui tenteront de contourner cette décision et d'emprunter d'autres voies que celle autorisée par le gouvernement », a alerté le ministre.
Dans le même ordre d'idées, il a affirmé que les autorités régionales sont chargées de mettre en application stricte cette décision gouvernementale, afin de préserver la sécurité des citoyens.
Le ministre de la Sécurité publique a pris cette décision, juste après une brève tournée de quelques jours dans les localités frontalières de la Libye, pour s’enquérir de la situation sécuritaire, sociale et économique de ces régions concernées par la fermeture des frontières.
Contacté par Anadolu, le préfet du département de Tibesti-ouest, Adamou Oumarou, a indiqué cette décision gouvernementale de rouvrir partiellement la frontière entre le Tchad et la Libye, vise à alléger les souffrances des populations de l'extrême-nord du pays. Ces Tchadiens se ravitaillent en vivres et marchandises de première nécessité à partir du pays voisin. L’objectif est également de permettre aux commerçants tchadiens coincés dans le territoire libyen de rentrer dans leur pays, sa fait observer Mahamat Bachir .
La société civile et l'opposition, notamment le collectif tchadien de lutte contre la vie chère et le parti socialiste « sans frontière », avaient mis en garde le gouvernement tchadien contre la dégradation de la situation socio-économique des populations des régions frontalières de la Libye, après la décision du gouvernement de bloquer la frontière terrestre entre les deux pays.
Le gouvernement tchadien avait fermé sa frontière terrestre avec la Libye en janvier 2017, pour parer à toute éventualité, suite à la dispersion des éléments de l'organisation terroriste « Daech » dans le pays d'Omar al-Mokhtar. Ces derniers ont été affaiblis par les offensives des forces régulières libyennes contre leurs positions.