Nadia Chahed
25 Octobre 2017•Mise à jour: 26 Octobre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
La principale coalition de l’Opposition en République démocratique du Congo (RDC) a exigé le llimogeage des membres de la commission électorale, institution qu’elle accuse d’être au service de la majorité présidentielle dont elle «exécute les instructions pour bloquer le processus électoral».
Dans un communiqué publié, mardi soir, et dont et Anadolu a reçu copie, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a noté que la commission électorale nationale indépendante (Ceni) "n’a pas été capable de publier un calendrier électoral ni de confectionner un fichier électoral" pour permettre l’organisation "rapide" des élections.
La coalition souligne que le changement des dirigeants actuels de la Ceni est «l’une des conditions sine qua non» pour l’organisation d'élections «véritablement démocratiques et crédibles».
La Commission électorale a récemment estimé que les élections générales, dont la présidentielle prévue pour la fin de cette année ne pourront être tenues qu’à partir du mois d’Avril 2019. Une position qualifiée de « déclaration de guerre » au peuple congolais par l'opposition.
Dans son communiqué, la coalition de l’Opposition condamne également les restrictions des libertés des manifestations et des réunions publiques ainsi que les répressions «aveugles» dont font l’objet les membres du Rassemblement, notamment, son chef Félix Tshisekedi.
Elle a en outre réitéré sa position quant à la nécessité du départ du président Joseph Kabila «au plus tard» le 31 décembre 2017 afin de permettre la mise en place d’une «transition citoyenne pacifique, sans lui».
La plateforme de l'opposition a, par ailleurs, appelé les Congolais à se «préparer à répondre» au «mot d’ordre» qu’elle va lancer «bientôt» et à participer massivement à toutes les actions que la plateforme compte «entreprendre dans les jours et les semaines à venir».
Elle a, enfin, exhorté les Congolais de «l’intérieur comme de l’extérieur» à prendre la mesure de la «gravité» de la situation actuelle et à se mobiliser.
Depuis décembre 2016, la RDC vit une crise dûe essentiellement à la non-organisation de l'élection présidentielle prévue initialement en décembre de la même année et au non respect du texte de l'accord du 31 décembre, qui définit le mode de gestion du pays après l'expiration du dernier mandat de Joseph Kabila.
L'opposition accuse le régime en place d'appliquer cet accord sur mesure et de retarder l'organisation du scrutin présidentiel en vue de maintenir Joseph Kabila au pouvoir en violation de la Constitution.