Mohamed Safwene Grira
13 Février 2017•Mise à jour: 14 Février 2017
AA/ Niamey/ Balima Boureima
Le procès de l'affaire de trafic de bébés, qui s'est ouvert lundi devant la Cour d'appel de Niamey, la capitale nigérienne, a été renvoyé au 13 mars prochain, a déclaré un des avocats de la défense.
"Nous avons sollicité un renvoi du dossier, car nous n'avons pas eu les réquisitions du procureur général et cela est fondamental", a expliqué Me. Kadri Ali, un des avocats de la défense, à la presse, à sa sortie de la salle d’audience.
Le second motif du renvoi du procès est la citation de Hama Amadou comme complice dans cette affaire alors que celui-ci vit en France depuis mars dernier, a précisé M. Kadri.
Une vingtaine de prévenus en liberté provisoire comparaissaient, lundi, devant la Cour d’appel de Niamey dans l’affaire dite de "trafic de bébés", déclenchée en janvier 2015, selon le correspondant d'Anadolu.
Ils sont accusés d'avoir participé à une "supposition de bébé" (délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde).
Le chef de file de l'opposition nigérienne, Hama Amadou, avait quitté le pays vers la France, dès que l'affaire de trafic de bébé a éclaté. Rentré au pays, le 14 novembre 2015, afin de mener sa campagne présidentielle, il a aussitôt été arrêté et écroué dans une prison au nord de Niamey.
Candidat de l'opposition à la Présidentielle tenue le 20 mars 2016, Amadou n'a pas fait campagne. Le président sortant Mahamadou Issoufou a été réélu à l'issue d'un second tour.
Le 16 mars 2016, il est évacué de sa prison de Niamey vers la France pour des raisons de santé.