AA/Agadez/Kané Illa
Vingt médecins turcs envoyés par l’ONG turque Gonulluler, sont actuellement à Agadez, (situé à plus de 1000 km au Nord de Niamey), afin d’apporter une assistance à la population nigérienne dans divers domaines de la santé, a indiqué jeudi à Anadolu, le président du Conseil régional d’Agadez, Mohamed Anako.
«Ces médecins –dont 8 femmes- sont arrivés à Agadez, grâce à l’organisation non gouvernementale (ONG) turque Gonulluler,à la suite d'une requête que nous avons formulé», a déclaré Mohamed Anako, rencontré par Anadolu.
«Nous sommes très contents de l’arrivée de ces médecins et cela constitue un bon exemple de la coopération nigéro-turque», s’est-il réjoui précisant que l’équipe médicale arrivée mardi dans la région, restera une dizaine de jours à l’hôpital régional d’Agadez.
Selon une source médicale nigérienne de l’hôpital jointe par Anadolu, « les médecins turcs vont apporter leur assistance dans divers domaines comme la médecine générale, l’oto-rhino-laryngologie (ORL) et la gynécologie. »
« Grâce à cette équipe médicale de nombreux patients pourront être consultés et traités dans des délais très courts», s’est réjoui la même source.
Selon le président Mohamed Anako, l’ONG Gonulluler intervient depuis 3 ans dans la région d’Agadez où, en plus de l’assistance médicale, elle apporte également un soutien aux veuves et aux familles en difficulté en leur faisant régulièrement don de bétails, en coordination avec l'ambassade de Turquie à Niamey.
La Turquie manifeste fréquemment sa solidarité avec le Niger dans plusieurs domaines, notamment ceux de la santé et de l'éducation. Ainsi l’agence turque de coopération et de coordination (TIKA) qui, depuis l’ouverture de son bureau en 2013, a offert pas moins de 151 mille dollars d’aide alimentaires, construits 253 forages et 42 classes avait rappelé, lors d’un point de presse à la mi-juillet à Niamey, l’ambassadeur de la Turquie au Niger, Husseyin Ozdemir.
Dans d’autres régions du Niger comme Niamey et Tillabéry, des ONGs turques de bienfaisance appuient des femmes et les enfants ayant perdu leurs maris et pères, notamment à l’occasion des fêtes religieuses comme l’Aïd El Kébir où elles leur distribuent de la viande.