Nadia Chahed
13 Février 2017•Mise à jour: 14 Février 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Au moins onze miliciens alliés à un chef traditionnel ont été abattus, lundi, par l’armée congolaise dans la ville de Tshimbulu , dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu auprès d'une source de la société civile.
Les onze miliciens alliés au chef traditionnel, Kamwena Nsapu, ont été neutralisés par les forces congolaises alors qu'ils tentaient de faire une incursion dans cette ville, a précisé à Anadolu, Jean René Tshimanga, président de la société civile du Kasaï-Central dont relève Tshimbulu.
Selon la même source, le calme s'était rétabli, lundi en début d'après midi, dans la ville.
Cette tentative d’incursion est la troisième du genre depuis jeudi dernier. Au moins 70 miliciens ont été abattus entre jeudi et vendredi par l'armée dans des ripostes semblables, a précisé la même source.
Située à une centaine de kilomètres de Kananga, capitale du Kasaï-Central, la ville de Tshilumbu est la cible d'attaques récurrentes menées par les miliciens de Kamwina Nsapu, depuis que ce dernier a été neutralisé en août dernier, lors d'une opération de police dans cette ville.
Médecin de formation, Kamwina Nsapu de son vrai nom Jean-Pierre Pandi, avait appelé en juin dernier à une insurrection populaire visant à débarrasser le Kasaï-Central, de toutes les institutions et autres services de l’ordre, auteurs, selon lui, de « tracasseries contre les populations ».
Les autorités congolaises ont, pourtant, récemment libéré une quarantaine de miliciens pour baisser les tensions dans le centre de la RDC. Ces miliciens s’étaient engagés à ne prendre part à aucune insurrection.
Les affrontements entre les miliciens et les forces de défense congolaises ont fait au moins 140 morts durant l'année 2016, selon l'ONU qui a dépêché en début janvier, une centaine de casques bleus pour protéger les civils dans cette région diamantifère de la RDC.