Mohamed Safwene Grira
13 Février 2017•Mise à jour: 13 Février 2017
AA/ Bamako/ Moussa Bolly
Des violences entre communautés Peuls et Bambaras ont fait une trentaine de morts dans la région malienne de Ségou (Centre), a appris Anadolu lundi de sources concordantes.
La localité de Ké-Macina, sur le delta central du fleuve Niger, a été dimanche le théâtre d'affrontements «d'une rare violence», ont témoigné des sources administratives.
Outre le bilan humain, qui fait état de plusieurs blessés, de nombreux hameaux ont été incendiés dans ces affrontements dont les circonstances n'ont pas encore été déterminées, ont rapporté des sources sécuritaires, alors qu'aucune confirmation officielle n'était disponible, lundi, en fin de matinée.
Les affrontements entre Peuls (bergers) et Bambaras (paysans) sont néanmoins fréquents et imputés, le plus souvent, à des différends liés à leurs activités respectives.
La région de Ségou est souvent endeuillée, par ailleurs, par les attaques des Forces de libération du Macina d’Amadou Kouffa, proche du groupe Ansar Dine, lui-même proche d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Les tensions communautaires et les attaques terroristes quasi-quotidiennes hypothèquent sérieusement les chances de la paix dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, qui peine à se remettre de la crise politique, sécuritaire et communautaire de 2012.
Longtemps confinée dans le Nord, la zone de tension communautaire et terroriste s'est même progressivement déplacée pour toucher, depuis quelques années, le Centre et le Sud du pays.
La toute première attaque terroriste dans le Sud remonte au mois de juin 2015, dans la région de Sikasso. Elle a été suivie, quelques mois plus tard, du retentissant attentat du Radisson Blu, qui a fait 22 morts dans la capitale malienne (Sud).