AA/ Kidal/ Mohamed Ag Ahmedou
La localité d'Anefis à Kidal (Nord-Mali) est tombée, lundi, sous le contrôle des milices pro-gouvernementales, a reconnu la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), contrôlant jusque-là cette localité.
De violents combats se poursuivent, depuis samedi, à Kidal entre des milices pro-gouvernementales et les groupes armés autonomistes (CMA) aboutissant, jusque-là, à des dizaines de morts et autant de blessés, a appris Anadolu de sources concordantes.
Depuis mai 2014, il s'agit de la première fois qu'une localité de la région de Kidal échappe au contrôle des groupes autonomistes du Nord.
"Les milices pro-Bamako viennent de prendre le contrôle de la ville d'Anafis parce que nos hommes qui détenaient la localité sont en petit nombre", a déclaré à Anadolu Almou Ag Mohamed, membre de la commission communication de la CMA, promettant "des renforts".
Pour Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA-milice pro-Bamako) "la CMA est délogée d'Anefis et toute la région de Kidal sera bientôt sous le contrôle de nos forces" a-t-il déclaré à Anadolu.
Préalablement à cette recrudescence de la violence, chaque côté avait rendu public un communiqué pour dénoncer de graves "violations" des arrangements sécuritaires convenus à Bamako les 18 et 19 Juillet dernier, entre les deux parties sous la médiation algérienne et la Mission onusienne au Mali, Minusma.
Celle-ci a pour sa part, condamné "avec vigueur" la violation du cessez-le-feu établi au terme des arrangements sécuritaires de juillet derniers et qui tirent les conséquences de l'Accord de paix d'Alger, signé en mai et juin dernier pour résoudre la crise autour du statut des trois régions du Nord Mali (Kidal, Gao et Tombouctou) et opposant, à titre principal, Bamako aux groupes autonomistes regroupés au sein de la CMA. Des milices armées pro-Bamako ainsi que des groupes extrémistes actifs dans la région sont également impliqués dans ce conflit.