Esra Tekin
06 avril 2026•Mise à jour: 06 avril 2026
AA/Istanbul/Esra Tekin
Le ministère suisse des Affaires étrangères prévoit de convoquer l’ambassadeur d’Israël après l’adoption, le 30 mars par le parlement israélien, d’une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens condamnés pour des attaques ayant entraîné la mort.
Selon le journal Blick, cette décision a provoqué de vives critiques au niveau international, la Suisse en particulier exprimant son désaccord.
En réaction à cette loi de la Knesset, la Suisse devrait recevoir cette semaine l’ambassadeur israélien, Tibor Schlosser, au ministère des Affaires étrangères.
« La Suisse rejette la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances, car elle est incompatible avec le droit à la vie et la dignité humaine. Pour cette raison, nous avons exprimé notre position à Israël de manière bilatérale et publique », a déclaré un responsable du ministère au Blick.
Tim Enderlin, responsable de la Division Paix et Droits humains, a déjà entamé des discussions avec Tibor Schlosser et le convoquera officiellement « pour transmettre personnellement la position de la Suisse ».
La Knesset, l’assemblée législative israélienne, a adopté cette loi controversée par 62 voix contre 48. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en sa faveur.
Selon le texte de loi, les exécutions seront effectuées par pendaison, assurées par des officiers ou gardiens du service pénitentiaire israélien, bénéficiant d’anonymat et d’immunité légale.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir