Mona Saanouni
20 Septembre 2017•Mise à jour: 20 Septembre 2017
AA/New York/Correspondants
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué que le développement et la stabilité de l’Etat d’Arakan, considéré comme le deuxième Etat le plus pauvre du Myanmar, ne sont possibles qu’à travers le respect des Droits de l’Homme fondamentaux.
C’est ce qui ressort d'une allocution prononcée lors de la réunion du «groupe de contact pour les musulmans Rohingyas» relevant de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), tenue mardi à New York.
«Plus de 120 mille musulmans ont perdu leurs maisons et leurs biens dans tout l'Arakan», a noté Erdogan.
Le président turc a souligné, au cours de la réunion tenue au siège de l’ONU, que «ces musulmans ayant tout perdu, tentent de s’accrocher à la vie en dépit des conditions difficiles depuis 5 ans».
Erdogan a souligné «l’impossibilité de remédier aux problèmes d’Arakan à travers la violence», notant que « la tragédie humaine à laquelle est confrontée la Communauté internationale au Myanmar, n’est pas nouvelle».
Il a relevé que « la situation des camps qui abritent les réfugiés Rohingyas est très douloureuse», appelant à éliminer les embûches qui entravent l’acheminement des aides humanitaires aux musulmans Rohingyas.
Le président turc a également appelé à assurer la sécurité des vies et des biens de tous les civils sans discrimination, « parce qu’il s’agit des tâches fondamentales du gouvernement et des forces sécuritaires au Myanmar ».
Erdogan a par ailleurs appelé à mettre fin aux violations des droits, et aux violences infligées aux musulmans Rohingyas par les groupes extrémistes, précisant à ce propos: «Malheureusement, nous constatons qu’il s’agit d’une pratique de châtiment collectif contre les musulmans d’Arakan».
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les musulmans.
Depuis cette date, plus de 421 mille musulmans Rohingyas de l'Etat d'Arakan, dans l'ouest du Myanmar, ont fui le pays vers le territoire bangladais, selon des rapports onusiens.