AA/ Abidjan/ Issiaka N'Guessan
Certains supporters des éléphants de Côte d’Ivoire, auréolés de la victoire de leurs "pachydermes" devant le japon, trouvent que les protégés de Sabri Lamouchi aurant une mission difficile face à une Colombie qui s'est confirmée, alors que d'autres trouvent que les protégés de Sabri Lamouchi sont capables de remporter leur match, jeudi soir (16h GMT), à Brasilia. Le correspondant de Anadolu les a rencontrés au fil d'une tornée dans le centre d'Abidjan.
Un vendeur ambulant discutant avec ses amis sur le match, au cœur de la ville, n’est point sceptique : « il n’y a rien, on gagne », assure-t-il fermement.
La même attitude est perceptible du côté de Roland Michel Yobouet, journaliste ivoirien, évoluant pour le compte d’un magazine satirique. « On a confiance en eux, les éléphants s’imposeront 2 à 1 », prédit-il. Ses confrères, Mémoué Diomandé et Kolo Coulibaly n’y vont pas par quatre chemins : « la victoire est sûre, mais le score je ne saurais pas le fixer », lance le premier, avec le consentement du second.
Cette attitude confiante en les éléphants n’est pour autant pas cultivée par d’autres Ivoiriens, à commencer par ceux de la fédération ivoirienne de football (FIF), où l’ambiance « ne ressemble en rien à celles du passé ». Dans ce sens, abonde un chauffeur de taxi, abonné aux gadgets de soutien de l’équipe nationale, auprès des services concernés de la FIF. « Une fois sur place à la recherche du maillot de l'équipe nationale, ils m’ont répondu froidement : laisse ça, on n’en a pas beaucoup », témoigne-t-il.
Même impression dans la salle d’attente du cabinet de Me Bamba Mamadou, président des agents d’affaires judiciaires de Côte d’Ivoire. « Leur jeu auquel ils nous ont habitués impose le doute. L’échec est très envisageable, on ne leur fait pas confiance », soutient Bamba Karim, supporter féru des éléphants.
Se justifiant davantage, il ajoute : « la Colombie a ses raisons d’être, la Côte d’Ivoire me semble faible, même si je n’éloigne pas la possibilité d’une bonne surprise ».
Le journaliste Zana Coulibaly, lui, brosse un tableau noir, d'un ton ferme : « non, ils ne gagneront pas, je ne leur fais pas confiance ».