AA- Bata (Guinée-équatoriale)/ Yazid Bamse
Quasi inconnu au début de la compétition, mais entré dans la cour des grands pour la présente CAN 2015, Florent Ibenge, sélectionneur de la RDC, est déterminé à jouer la finale, dimanche prochain à Bata, en Guinée équatoriale. Il a confiance en ses poulains.
«Ce sera une partie difficile. C’est un adversaire qu’on connait bien, on a joué contre lui deux fois en éliminatoires. L’essentiel, c’est de sortir du terrain sans avoir de regrets. Peu importe la tactique qu’on va mettre en place. Ce que je veux c’est que les joueurs sortent avec un grand sourire», a-t-il déclaré, mardi, en conférence de presse.
Dans la meêm optique, il a ajouté: «On doit toujours prouver. On ne se plaint pas. Mais, quand on prend un expatrié on ne lui demande pas de prouver. Il y a encore des mentalités à changer. Je ne suis pas contre qui que ce soit. Noir, Blanc, Jaune, c’est la compétence qui compte. »
Dans le dernier carré de la compétition, Ibenge côtoie désormais le Français Hervé Renard, sélectionneur de la Côte d’Ivoire, champion d’Afrique contre la Zambie en 2012), l’Israélien Avram Grant du Ghana, finaliste de la Ligue des champions européenne et vice-champions d’Angleterre en 2008 avec Chelsea, et l’Argentin Esteban Becker, champion d’Afrique avec la sélection féminine de la Guinée Equatoriale. A son CV, Florent Ibenge devra ajouter une finale de Ligue des champions africaines avec le club congolais AS Vita Club, mais aussi la bien-enviée chanson «Ibenge, coachez», un chant lancé par les supporters de l’As Vita club et qui est parti pour être le tube de l’année en RDC.
Le sélectionneur de la RDC, et toujours entraîneur de l’AS Vita, a réussi un immense exploit et déjoué tous les pronostics avec la qualification de son équipe en demi-finale de la CAN alors qu’elle était 57e mondiale, et 13e africaine au dernier classement FIFA de janvier 2015.
A 53 ans, Florent Ibenge est surtout le dernier représentant des entraîneurs africains qui n’étaient que trois au début de la compétition. Après les éliminations Shakes Mashaba (Afrique du Sud), et de Honor Janza (Zambie), le Congolais reste le seul prétendant pour le titre continental.
Florent Ibenge est bien placé pour le dire, puisque le néophyte de la CAN s’est qualifié en demi-finale au terme d’une rencontre spectaculaire (4-2) contre son voisin, le Congo Brazza, entraîné par le Français Claude Leroy qui était à sa huitième Coupe d’Afrique.