AA/ Mohamed Ag ahmedou
Deux des principaux chefs "jihadistes" au Sahel, ont été tués par l'armée française lors d'une opération dans le Nord du Mali, a annoncé mercredi le ministère français de la défense.
En tout, quatre éléments "jihadistes" sont morts lors de l'opération menée par les troupes françaises dans la nuit du 17 au 18 mai dans le Nord du Mali. Parmi eux, figurent Amada Ag Hama alias "Abdelkrim le Touareg" et Ibrahim Ag Inawalen dit "Bana", deux des principaux chefs d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine, indique le communiqué du ministère dont Anadolu a eu connaissance.
Ces deux groupes sont "responsables de nombreuses attaques terroristes contre les forces internationales, ainsi que d’exactions répétées à l’encontre des populations maliennes" précise le texte.
"Cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, neutraliser en décembre dernier), porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens", conclut le communiqué.
"Abdelkrim le Touareg" est notamment lié à l'enlèvement et au meurtre des journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal, en 2013.
Dans le cadre de l'opération antiterroriste française Barkhane, près de 1 400 soldats français sont actuellement déployés dans le Nord du Mali, où sévissent de nombreux groupes armés.
Les soldats de « Barkhane» sont au total près de 3 000 hommes, déployés au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Tchad et en Mauritanie.