AA/Beyrouth/Hamza Takin
Le candidat à la présidence de la République libanaise, Samir Geàgeà, président du parti des forces libanaises s’est dit, jeudi, prêt à retirer sa candidature à l’élection présidentielle, si un accord sur un autre nom des forces du 14 mars » hostile au régime syrien est trouvé.
« Je retirerais ma candidature à la présidentielle si un accord sur le nom d’une autre personnalité des forces de 14 mars est trouvé », a déclaré Geàgeà lors d’un entretien, dans la région de Bkerké située à l’Est de Beyrouth, avec Le patriarche maronite Bechara Raï, chef de la principale communauté chrétienne au Liban.
« Je ne suis pas un candidat féru d'antagonismes», a-t-il dit, mettant en garde contre un éventuel «vide institutionnel» au cas où le « blocage » du processus d’élection du président de la République continue, sachant que le mandat de Michel Sleiman viendra à terme le 25 mai courant.
Geàgeà a rejeté en bloc les accusations des forces de « 8 mars », pro-régime syrien, selon lesquelles il (geàgeà) persisterait à postuler à la présidence de la République, « par défi et rien que pour le défi », affirmant qu'il est « profondément déçu » du boycott par certains députés des séances parlementaires consacrées à l’élection du nouveau président.
Pour la troisième fois consécutive, le parlement libanais avait échoué à élire un nouveau président de la République, pour « défaut de quorum requis » pour la tenue de la séance plénière, ce qui a contraint le président du parlement, Nabih Berri, à reporter l’élection à une quatrième séance prévue le 15 mai courant.