AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Le gouvernement nigérian a annoncé mercredi, que le cerveau présumé des attentats d’Abuja, perpétrés le mois dernier, a été arrêté au Soudan par la Police internationale (Interpol).
« Aminu Sadiq Ogwuche, précédemment recherché par les autorités, a été arrêté au Soudan » a déclaré, aux journalistes, le Directeur général de l'Office national d'orientation (NOA).
Ogwuche, décrit lundi comme un déserteur de l’armée, était recherché par la police, ainsi qu’un autre suspect, pour les attentats à la bombe d’Abuja, ayant causé la mort de 75 personnes.
La police nigériane avait mis leur tête à prix pour 156 250 dollars US, tandis que le Bureau nigérian d’Interpol avait émis une alerte pour l'arrestation d'Ogwuche.
Omeri a déclaré que les procédures pour extrader le présumé cerveau de l’attaque meurtrière sont en cours.
« Nous fournirons plus d’informations sur son arrestation aussitôt que possible » a-t-il ajouté.
La porte-parole de la Police secrète du Nigéria, Marilyn Ogar, avait annoncé lundi, que le Nigéria avait mis à prix la tête des deux hommes soupçonnés d'appartenir au groupe Boko Haram et d'avoir orchestré les attentats à la bombe, Rufai Tsiga et Aminu Ogwuche.
D’après Ogar, Ogwuche a servi dans l’unité de renseignements de l’armée nigériane entre 2001 et 2006, et a également travaillé dans l’Académie nigériane de la Défense. Il est également le fils d’un colonel de l’armée nigériane à la retraite.
En 2001, il avait été arrêté sur accusation d'activité terroriste, mais avait été libéré en 2012.
D’après la porte-parole, l’enquête a révélé que Tsiga et Ishaq avaient garé un véhicule chargé d’explosif dans la gare routière de Nyanya, la veille de l’attaque.
« Le matin du 14 avril, Tsiga avait déplacé le véhicule chargé d’explosif » a révélé Ogar, avant d’ajouter «ils seront traduits en justice à la fin de l’enquête. »
Plusieurs suspects présumés appartenir au groupe armé Boko Haram sont actuellement poursuivis en justice pour des actes liés au terrorisme. Ils risquent des peines de prison à perpétuité s’ils sont reconnus coupables.