AA/Le Caire/Mahmoud Gharib, Hiba Anis
Un responsable syndical a affirmé que les autorités soudanaises ont de nouveau arrêté, vendredi, les pêcheurs égyptiens dont la libération avait été annoncée, jeudi.
Taha Sharidi, le président du syndicat indépendant des pêcheurs de la ville de Matariya, dans la province de Dakahlia (Delta du Nil, nord de l’Egypte), a déclaré que les autorités soudanaises ont de nouveau arrêté les 101 pêcheurs égyptiens, qui avaient été libérés jeudi.
Sharidi a affirmé que les pêcheurs étaient arrivés à minuit au port de Port-Soudan, pour revenir en Egypte, à bord de leur bateau. Sauf que selon le représentant syndical, les responsables portuaires ne les ont pas autorisés à appareiller de nuit, et leur ont demandé d’attendre le matin. La même source a précisé qu’après trois heures, les pêcheurs ont été transférés à la police de la ville, puis de nouveau arrêtés.
Pour sa part, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Ati, a refusé de faire une déclaration au correspondant d’Anadolu sur la question.
Une source diplomatique égyptienne a déclaré à Anadolu sous le sceau de l'anonymat, que «les autorités égyptiennes examinent, avec les avocats des pêcheurs et les responsables de l'ambassade du Soudan au Caire, les répercussions de cette affaire, et les récents développements».
Le ministère des Affaires étrangères avait confirmé, jeudi, la libération des pêcheurs égyptiens, accusés par Khartoum, d’avoir violé les eaux territoriales soudanaises.
Les autorités soudanaises avaient arrêté, en avril dernier, 101 pêcheurs égyptiens, alors qu’ils se dirigeaient vers l’Erythrée. Le Soudan leur a imposé une amende de cinq mille livres et les a condamnés à six mois de prison, jusqu’à ce que des parties souveraines aient intervenu pour résoudre la crise, et que les autorités soudanaises aient décidé, jeudi, de les libérer.