AA/Khartoum/Nabil Salim
Les autorités soudanaises ont empêché, lundi, une délégation de dirigeants de partis d'opposition, de se rendre en France, pour participer à une session du Parlement européen sur la paix et les réformes démocratiques au Soudan.
Le porte-parole de l'alliance de l'opposition, Aboubakar Youssef, a déclaré à Anadolu : « Les autorités ont empêché, lundi, trois représentants de partis de l’opposition de rejoindre leur avion, après que ceux-ci aient terminé, tôt le matin, les formalités pour leur voyage ».
Il a indiqué que la délégation de l'opposition devait être auditionnée par le Parlement européen sur le processus de paix et les réformes démocratiques dans le pays, après les élections tenues en avril dernier et boycottées par les principaux partis d'opposition.
Anadolu a appris que les dirigeants qui ont été empêchés de voyager sont le vice-président du Parti national Oumma, Mariam Sadiq al-Mahdi, ainsi que le dirigeant du Parti communiste, Sadiq Youssef, et Tarek Abdelmegid, du secrétariat de l'Alliance de l'opposition.
L'alliance de l'opposition comprend environ 17 partis, dont le Parti communiste, le Parti du Congrès soudanais, et le Parti Baâth arabe socialiste.
Les autorités n’ont pas indiqué les motifs de l’interdiction de voyage. Il n’a pas été possible d’obtenir de commentaires immédiats sur les raisons de cette mesure.
Al-Bachir avait remporté, au mois d’avril dernier, l’élection présidentielle au Soudan avec 94% des voix. Les candidats de son parti, le Congrès National, ont obtenu près des 75% des sièges du parlement qui compte 426 sièges, à l’issue d’un scrutin boycotté par les principaux partis de l’opposition.