AA / Khartoum / Nabil Sélim
Le président soudanais Omar al-Bachir est arrivé, lundi, à la capitale Khartoum, en provenance de l’Afrique du Sud, au terme de sa participation au XXVe Sommet de l’Union Africaine (UA) à Johannesburg.
Quelque 700 de ses partisans se sont rassemblés à l’aéroport international de Khartoum, à l’invitation du Parti du Congrès National (au pouvoir).
Les présents scandaient, selon le correspondant d’Anadolu, des slogans de soutien à al-Bachir et tenaient des pancartes pour dénoncer la position de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui avait lancé un mandat d’arrêt à l’endroit du président soudanais depuis le mois de mars 2009.
La Haute Cour sud-africaine avait émis, dimanche, une ordonnance interdisant, à titre provisoire, au président soudanais de quitter le territoire de l’Afrique du Sud, en se fondant sur le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’endroit d’al-Bachir en mars 2009.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom, avait déclaré, plus tôt dans la journée du lundi, à Anadolu, que le président soudanais avait obtenu des garanties et des engagements de la part de l’Union Africaine (UA) avant de s’envoler vers le Sommet de Johannesburg, rappelant la position unifiée de l’Afrique face à la Cour Pénale Internationale (CPI).
Adhanom avait ajouté que le pays hôte a respecté les décisions de l’UA qui accorde l’immunité à tous les chefs d'Etat africains.
Al-Bachir refuse de reconnaître la compétence de la CPI qu’il considère comme un «instrument colonialiste destiné contre son pays et les Africains».