AA/La Haye/Yasin Yağcı-Turgut Alp Boyraz
La Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reconsidérer sa décision prise antérieurement de ne pas enquêter sur l’affaire de l'attaque israélienne contre le navire Mavi Marmara, qui se dirigeait vers la Bande de Gaza, en 2010, dans l’objectif de lever le blocus.
La Procureur du Tribunal international Fatou Bensouda, avait annoncé en novembre 2014, « qu’Israël a commis un crime de guerre en s’attaquant au Mavi Marmara, mais la dimension de l'incident ne lui permet pas d’être considéré dans le cadre de la Cour ».
La CPI a affirmé, dans un communiqué publié jeudi soir, « qu’elle réexaminera sa décision antérieure de ne pas enquêter sur l’affaire du navire ».
En revanche, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a qualifié la décision de la CPI de « politique et risible ».
Netanyahu a déclaré, dans un communiqué publié vendredi : « Les soldats israéliens ont réagi en conformité avec le droit international, afin de stopper un navire qui a voulu violer un blocus naval, imposé par un comité composé de juges et d’observateurs internationaux, sous la supervision du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies ».
La marine israélienne avaient attaqué le "Mavi Marmara", le plus grand navire de la flottille qui se dirigeait vers la Bande de Gaza en 2010, dans l’objectif de lever le blocus imposé au secteur. Plus de 500 activistes, pour la plupart des Turcs, étaient à bord du navire. 10 militants turcs ont été tués, et 50 autres blessés, dans l’attaque israélienne contre le "Mavi Marmara", en mai 2010.