AA/ Abidjan/ Fulbert Yao
Le Front populaire ivoirien (parti de l’ancien président Laurent Gbagbo) a accusé mardi des «assaillants armés de kalachnikov» d’avoir saccagé lundi son siège, selon le communiqué de son porte-parole, Agnès Monnet.
«Près de vingt personnes ont saccagé le siège du FPI (opposition, ndlr), ils étaient armés. Ils avaient au moins une kalachnikov, des barres de fer et des objets divers», affirme le même communiqué, sans pour autant donner de précisions sur l’identité des assaillants.
Cette attaque a occasionné, selon le porte-parole du parti de Gbagbo, «la destruction du mobilier du bureau, du matériel informatique et la saisie d’une importante somme d’argent, d’un sac à main, de téléphones portables ainsi que de plusieurs documents»
Des individus, tenant des propos hostiles à l’actuel président du Front Populaire Ivoirien(FPI) Pascal Affi N’Guessan, ont saccagé lundi le siège du parti de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo.
Réagissant à cet incident, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a annoncé lundi soir l’ouverture d’une enquête par les services de sécurité, afin de déterminer les responsabilités.
Cet incident est intervenu au moment où le FPI connait des dissensions internes. Pascal Affi N’guessan, président du FPI et Premier ministre sous Gbagbo de 2000 à 2003, est contesté au sein du parti.
De nombreux militants l’accusent ouvertement de vouloir «tourner la page» de l’ancien chef d’Etat, Laurent Gbagbo, emprisonné depuis trois ans à La Haye pour avoir été à l’origine d’une crise politique qui a fait près de 3000 morts .