AA/Abidjan(Côte d’Ivoire) /Fulbert Yao
Les représentants de l’opposition ivoirienne ont réintégré jeudi le bureau de la Commission Électorale indépendante (CEI), d’où ils s'étaient retirés mi-septembre, au motif qu'elle était «déséquilibrée» au profit du régime en place.
Dogou Alain, représentant du Front Populaire Ivoirien (FPI, parti de l’ex-président Laurent Gbagbo) a été élu 4e vice-président de la commission, tandis que Bertin N’Goran Ganin, membre de l’Alliance des Forces démocratiques (Afd, coalition de 12 partis politiques de l’opposition) a été fait secrétaire permanent adjoint, au cours d’une cérémonie au siège de la CEI à Abidjan.
Deux autres membres de l'opposition, représentant des partis de moindre envergure, font également partie du bureau de la CEI, qui compte neuf membres. Quant à la Commission centrale de l’institution, elle reste toujours composée de 17 membres.
Votée en mai 2014, la nouvelle loi sur la CEI a été vertement contestée par plusieurs partis politiques, mais aussi par la société civile qui la juge déséquilibrée en faveur du pouvoir alors qu’elle a la charge d’organiser les élections prévues en octobre 2015.
L’Alliance des Forces démocratiques – une coalition de partis politiques pro-Gbagbo avait multiplié les actions en vue de se faire entendre du régime.
La CEI avait joué un rôle fondamental dans le scrutin d'octobre-novembre 2010, en annonçant la défaite de l'ancien chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, qui en refusant ce résultat avait précipité le pays dans le chaos avec à la clé 3.000 morts selon l’ONU.