AA/Abidjan(Côte d’Ivoire)/Fulbert Yao
''Quelque 60%'' des ex-combattants ivoiriens sur ''74.000'' recensés ont déposé les armes et réintégré la vie civile à ce jour, a indiqué lundi le directeur général de l'Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR), Fidèle Sarassoro.
« Nous avons mis dans le processus de réinsertion et de réintégration près de 60% des ex-combattants à la date d’aujourd’hui sur un effectif de planification de 74.000 ex-combattants », a déclaré Fidèle Sarassoro, lors d’une conférence de presse organisé en prélude à un séminaire de l’ADDR prévu du 4 au 6 novembre prochain.
« A la date d’aujourd’hui, nous avons collecté environ 26.000 armements, c'est-à-dire des fusils des kalachnikovs, des grenades etc… et près de 650.000 munitions » avec nos collaborateurs, a ajouté le directeur de l’ADDR.
Les armes déposées par les ex-combattants sont données aux casernes des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), de la gendarmerie et de la police.
« Le DRR est éminemment politique parce que la cause des conflits est politique », a souligné M.Sarassoro.
Entre 2002 et 2011, les ex-rebelles avaient pris le contrôle de la partie nord de la Côte d'Ivoire. Ils se sont ralliés au président Alassane Ouattara lors de la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts.
Plusieurs groupes d’autodéfense et des mercenaires ont pris des armes pour défendre leurs leaders. Parmi les régions de la Côte d’Ivoire, la partie ouest a payé un lourd tribut avec plusieurs morts et des déplacements au Liberia.
« Aujourd’hui les études montrent qu’il y a un apaisement de la situation, les gens sont plus calmes, plus détachés de la passion qu’il y a eu. Les conditions aujourd’hui sont réunies pour non seulement une cohésion sociale, mais un désarmement collectif que nous avons lancé, il y a trois semaines », a poursuivi M. Sarassoro.