AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le Premier ministre turc a mis en place une unité de coordination pour gérer les situations urgentes, a déclaré le vice-Premier ministre Bülent Arinc, lundi lors d'une conférence de presse tenue au terme de la réunion du Conseil des ministres.
"Nous avons créé, pendant les événements survenus les 6 et 7 octobre, une instance chargée de la coordination lors des situations urgentes, a dit Bülent Arinc. Cette instance a été institutionnalisée. Nous avons mis en place, ainsi, une unité qui fonctionnera sous les ordres du Premier ministre et qui s'arretera lorsque la situation d'urgence se termine."
Des manifestations non autorisées avaient été organisées en octobre dans plusieurs villes en Turquie, sous prétexte de soutenir la ville de Kobani au nord de la Syrie. Des affrontements entre certains groupes de manifestants avaient fait une trentaine de victimes.
"Selon le caractère de la crise, cette unité travaillera au sein de divers ministères, concernant les événements qui menacent la sécurité nationale et nos intérêts nationaux", a précisé Arinc.
L'unité de coordination sera toujours en contact avec le bureau du Premier ministre et fournira les renseignements et documents nécessaires sur les événements survenus.
"Que tout le monde le comprenne; nous ne discuterons ni du processus de résolution ni d'autre chose si la sécurité des personnes et des biens est menacée en Turquie", a assuré le vice-Premier ministre.
En réponse à une question sur le passage des Peshmergas à Kobani, Bülent Arinc a dit: "Nous nous préoccupons toujours de la situation en Syrie. Nous ne pouvons pas rester indifférents face aux événements survenus à Kobani. La Turquie a accueilli, sans distinguer leur origine ethnique ou leur confession, des groupes de réfugiés dont 200 000 personnes fuyant les conflits et la menace de l'EIIL.
Bülent Arinc a rappelé que la Turquie ne souhaite pas que ses forces armées entrent à Kobané et les habitants de Kobané ne l'ont pas demandé non plus.