Abduljabbar Aburas
06 Septembre 2022•Mise à jour: 06 Septembre 2022
AA/Ankara
La Maison Blanche a annoncé, mardi, que le président américain Joe Biden a pris la décision finale de ne pas déclarer la Russie comme "État parrain du terrorisme".
C'est ce qu'a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre aux médias.
Selon elle, "désigner la Russie comme État parrain du terrorisme pourrait retarder les exportations de produits alimentaires et menacer les accords de transport de marchandises à travers la mer Noire".
Biden a déclaré lundi que la Russie ne devrait pas être classée comme "État parrain du terrorisme", une demande réclamée par Kiev depuis l'intervention militaire russe contre l'Ukraine.
De son côté, la Russie a mis en garde contre de telles mesures qui pourraient affecter les relations russo-américaines, allant jusqu'à évoquer une rupture.
Le 24 février, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, qui a été suivie de réactions internationales et de l'imposition de sanctions économiques et financières "sévères" à Moscou.
Concernant l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, la Maison Blanche a déclaré que les États-Unis et leurs alliés sont prêts à tous les scénarios, a rapporté la chaîne américaine Al-Hurra.
Les diplomates de l'Iran, des États-Unis et de cinq autres pays négocient depuis des mois dans la capitale autrichienne, Vienne, un accord visant à rétablir les restrictions sur le programme nucléaire de Téhéran, en échange de la levée des sanctions économiques réimposées par l'ancien président américain, Donald Trump, après le retrait de son pays de l'accord en mai 2018.
En août dernier, l'Union européenne a annoncé la remise du texte final de l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, appelant les pays concernés à prendre leur décision afin de le relancer.
Cependant, les Etats-Unis ont annoncé avoir reçu, par l'intermédiaire de l'Union européenne, la réponse iranienne à ce propos, la qualifiant de "non constructive".
Les négociations ont été ponctuées d'une série d'interruptions dues aux principaux différends entre Téhéran et Washington.
En mai 2018, l'ancien président américain Donald Trump a rétabli les sanctions contre Téhéran, après avoir annoncé le retrait de Washington de l'accord sur le nucléaire conclu sous son prédécesseur Barack Obama.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni