AA - Diyarbakir
La pratique religieuse des habitants de l’est et du sud-est de la Turquie est fortement perturbée par la multiplication des actions terroristes commises par le PKK.
Le cadre propice offert par le processus de résolution, qui avait permis la normalisation de la région, a été saboté par la reprise des actes terroristes du PKK, bloquant les routes, plaçant des explosifs sur les routes, incendiant les véhicules et kidnappant les citoyens.
De la même manière que l’économie et la vie sociale, la pratique cultuelle est nettement perturbée par la violence qui règne dans la région.
Certaines mosquées sont fermées par mesure de sécurité, les habitants préférant pratiquer chez eux.
La population pratiquante, souvent cible du PKK, d’idéologie marxiste-léniniste, se sent en danger.
«Nous avons dû fermer les mosquées de Lice, Kulp et Silvan, a déclaré le Mufti de Diyarbakir (Sud-est). Nos imams, comme les fidèles, ont peur de se rendre dans les mosquées. Pour une pratique sereine, la sécurité est essentielle.»
Les habitants de la région, tout comme les responsables du culte musulman, souhaitent que le calme se rétablisse au plus vite, pour qu’ils puissent pratiquer en toute sécurité leur culte en groupe, comme le recommande la croyance musulmane.
«Ceux qui portent la barbe sont directement menacés par le PKK, expliquent les habitants. On nous accuse d’être des militants de Daesh. Les habitants de Silvan sont directement empêchés de se rendre dans les mosquées.»
Certaines mosquées ont même décidés de ne pas faire l’appel à la prière depuis les minarets, par peur de représailles.
Selon les imams de la région, une diminution de près de 70% de la fréquentation des mosquées a été ressentie.