Mona Saanouni
20 Octobre 2019•Mise à jour: 22 Octobre 2019
AA/Beyrouth/ Rita Chartouni
L’Association des banques du Liban (ABL) a annoncé, dimanche, que les banques resteront fermées, lundi, en raison des protestations dans le pays et à cause des dégâts qui ont touché certaines agences bancaires.
C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’ABL, publié dimanche et dont Anadolu a eu copie.
Cette décision intervient pour préserver « la sécurité des fonctionnaires et pour éliminer les dégâts qui ont touché certaines agences bancaires », souligne le communiqué.
L’Association a souhaité, dans son communiqué, que « la situation se rétablisse et se stabilise » et que le cours de la vie reprenne son rythme normal.
Pour sa part, le Conseil exécutif de l’Union des syndicats des employés de banques au Liban a annoncé, dans un communiqué, son soutien à la mouvance populaire, déclenchée jeudi dernier.
L’Union a considéré que ces protestations représentent une réaction spontanée aux fausses politiques économiques adoptées par le gouvernement, depuis l’approbation du budget de 2019, et qui négligent le contexte social et le peuple vivant, en majorité, sous le seuil de la pauvreté.
Par ailleurs, l’Union a dénoncé les actes de violence qui ont accompagné cette mouvance, notamment l’atteinte aux biens privés et publics.
Elle a appelé à punir les auteurs de ces actes, qui se sont infiltrés parmi les manifestants à Beyrouth et ont détruit les vitrines des magasins et causé des dégâts dans certaines agences bancaires.
Des manifestations ont lieu au Liban, depuis jeudi, dans plusieurs régions de la capitale et dans d’autres villes.
Ces protestations se sont déclenchées à la suite de la décision gouvernementale d’introduire de nouvelles taxes dans le budget de l’année prochaine, appliquées sur les communications gratuites des téléphones mobiles ou autres, dans le but d’apporter des revenus supplémentaires à la trésorerie de l’Etat.