Alaa Mohamed Aboueleinin Aly
09 Juillet 2021•Mise à jour: 09 Juillet 2021
AA/Beyrouth
Le Premier ministre libanais désigné Saad Hariri a annoncé que Moscou soutenait les efforts visant à former un gouvernement "technocratique" dirigé par le parti "Futur" dont il est le leader.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par le bureau des médias de Hariri, citant le ministère russe des Affaires étrangères, à l’issue d’un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie russe.
Dans ce contexte, Hariri a présenté lors de cet entretien: sa vision, son évaluation et son opinion concernant le développement de la situation sociale, politique et économique au Liban, qui se complique de plus en plus.
En raison des différends et des tensions entre les forces politiques, Saad Hariri n'a pas réussi encore à former un nouveau gouvernement, depuis sa désignation le 22 octobre 2020 pour cette mission, à la suite de la démission du gouvernement Diab le 10 août 2020, six jours après l’explosion catastrophique du port de la capitale, Beyrouth.
En juin dernier, des articles de presse et des analystes politiques ont indiqué que Hariri pourrait s'apprêter à annoncer ses excuses pour la formation du gouvernement, si le blocage politique continue d’entraver sa mission.
D'autre part, Bogdanov a souligné la nécessité de soutenir tous les efforts pour accélérer la formation d'un gouvernement libanais de technocrates, dirigé par Hariri, le leader du mouvement "Futur", selon la même source.
Il a mis l’accent sur "la nécessité de parvenir à un consensus national entre toutes les principales forces politiques actives, sur les principes d'unité nationale, d'intégrité territoriale libanaise, d'indépendance et de souveraineté".
Le communiqué a également mis en lumière les orientations de la Russie dans le suivi des contacts intensifs avec les représentants des forces socio-politiques actives au Liban.
Hariri cherche à former un gouvernement de « technocrates » (personnalités non partisanes), et accuse Aoun d'avoir tenté d'obtenir de son équipe du « Mouvement patriotique libre » le « tiers de blocage », ce que le président dément.
Et le « tiers de blocage » signifie qu'une faction politique obtient un tiers du nombre de portefeuilles ministériels, ce qui lui permet de contrôler les décisions du gouvernement et de suspendre la tenue de ses réunions.
Depuis plus d'un an, le Liban endure sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile en 1990, exacerbée par les répercussions de la pandémie du coronavirus, et l'explosion catastrophique du port de Beyrouth le 4 août 2020.
Le Liban est considéré comme une arène de conflit pour les intérêts des pays régionaux et occidentaux, ce qui plonge le pays dans un inextricable enchevêtrement.
*Traduit de l’arabe par Wejden Jlassi