Mona Saanouni
03 Décembre 2020•Mise à jour: 03 Décembre 2020
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Pas moins de 76 mosquées seront ciblées dans le cadre d’une « action massive et inédite », a annoncé mercredi soir le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sur les réseaux sociaux.
L’Etat prétend ainsi lutter contre ce qu’il qualifie de « séparatisme ».
Alors que le gouvernement doit présenter le contenu de sa loi contre le « séparatisme » devenue loi « confortant les principes républicains » le 9 décembre prochain, Gérald Darmanin lancera dès jeudi, une action d’ampleur à l’encontre des lieux de culte musulmans.
« Conformément à mes instructions, les services de l’Etat vont lancer une action massive et inédite contre le séparatisme », a fait savoir le locataire de Beauvau dans une publication sur Twitter, précisant que « 76 mosquées soupçonnées de séparatisme seront contrôlées dans les prochains jours ».
Ces « contrôles » pourront aboutir à la fermeture des mosquées ou salles de prière visées.
Selon les informations du journal Le Figaro, 60 des cibles sont situées en province et 16 en région parisienne.
Des « actions immédiates » seront par ailleurs être diligentées à l’encontre de 18 des lieux listés par les autorités.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de nombreuses opérations politico-médiatiques lancées par le gouvernement depuis la rentrée 2020.
Dans le sillage de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, qui a coûté la vie au professeur d’histoire Samuel Paty, les forces de l’ordre ont procédé à des dizaines de perquisitions destinées « à faire passer un message », selon les propres termes de Gérald Darmanin.
L’ONG humanitaire musulmane Barakacity et le Collectif Contre l’Islamophobie en France ont également fait l’objet d’une procédure de dissolution sur la base de motifs particulièrement flous et contestés.