AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Un gendarme a succombé mardi soir à ses blessures dans la fusillade au campement des gens de voyage, qui avait fait trois morts et plusieurs blessés, à Roye (nord-est de la France), a confirmé le ministère français de l'Intérieur.
Le gendarme, blessé dans l'échange des tirs, a ainsi été la quatrième victime de la fusillade, éclatée mardi dans la soirée, pour une question de "règlement de compte", selon la Préfecture de la Somme. Le procureur d'Amiens, Bernard Farret, également sur place, a évoqué de son côté, une "agression par un individu sur une famille".
Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, arrivé mardi dans la soirée au centre hospitalier universitaire d'Amiens, où sont traités les blessés dans l'échange des tirs, a exprimé son "infinie gratitude aux gendarmes", tout en rendant hommage à leur "dévouement exemplaire".
Dans son intervention mercredi matin sur France Inter, Cazeneuve a qualifié l'incident d'un acte de "violence ordinaire, inacceptable, abjecte".
"Il semble que ce soit la violence ordinaire, inacceptable, abjecte, qui se soit emparée de cette aire des gens du voyage après que l'un des résidents s'était alcoolisé. Maintenant l'enquête précisera les conditions dans lesquelles tout cela s'est produit", a précisé le ministre français lors de son interview.
Le président français François Hollande a salué pour sa part "le courage des forces de la gendarmerie", dans son message publié sur Twitter, et a exprimé sa "solidarité" aux familles des victimes.