Nadia Chahed
31 Janvier 2018•Mise à jour: 31 Janvier 2018
AA/ Lomé/ Alphonse Logo
Des milliers de Togolais ont manifesté, mercredi, à Lomé à l’appel de la coalition de l’opposition (regroupant 14 partis) pour exiger le retour à la constitution de 1992, le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, a rapporté le correspondant d'Anadolu.
Cette manifestation fait suite à un répit de un mois observé par l'opposition en vue de donner au dialogue prévu entre les différentes parties prenantes, toutes les chances de voir le jour et d'aboutir à une sortie de crise, avait récemment indiqué la coalition de l'opposition.
La reprise des manifestations coïncide avec la présence à Lomé d’une nouvelle mission conjointe conduite par les chefs d'Etat ghanéen, Nana Addo Akufo et guinéen, Alpha Condé, pour tenter de relancer la procédure du dialogue initialement annoncé entre les 23 et 26 Janvier.
La mission en question devra rencontrer les parties prenantes togolaises dans la perspective de "définir un nouveau calendrier pour l’ouverture du dialogue politique", a appris Anadolu d'une source bien informée qui a préféré garder l'anonymat.
Interrogé par Anadolu, Nathaniel Olympio, président par intérim du Parti des Togolais, relevant de la coalition des 14, a indiqué, que "le succès de la lutte de l'opposition dépend de la détermination du peuple togolais et de sa récativité".
"Aujourd’hui le peuple a montré qu’il reste mobilisé et nous nous en réjouissons", a-t-il ajouté.
Censé se tenir du 23 au 26 janvier derniers, tel que suggéré par le président guinéen, le dialogue inter-togolais n'a toujours pas vu le jour.
Aucune déclaration n'a été faite par les parties concernées concernant les causes de ce blocage.
L'opposition avait, de son côté à plusieurs reprises, affirmé son attachement à nombre de préalables avant d'engager le moindre pourparler, il s'agit notamment, de "la libération immédiate et sans conditions, de tous les prisonniers politiques, l’arrêt immédiat des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et dirigeants des partis politiques de l’opposition, l’arrêt immédiat des entraves à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation dans plusieurs villes de l’intérieur du pays".
Outre la mobilisation de ce mercredi, d’autres manifestations sont prévues ce jeudi et samedi prochain à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.