Afrique

RDC : James Swan, l'américain à la tête de la MONUSCO

- Il s'agit d’un diplomate américain de carrière

Pascal Mulegwa  | 05.03.2026 - Mıse À Jour : 05.03.2026
RDC : James Swan, l'américain à la tête de la MONUSCO

Ankara

AA /Kinshasa / Pascal Mulegwa

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé jeudi la nomination du diplomate américain James Swan comme son nouveau représentant spécial en République démocratique du Congo (RDC) et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation dans le pays (MONUSCO).

Swan succède à la Guinéenne Bintou Keita qui a quitté le pays depuis février.

Diplomate expérimenté, James Swan dispose d’une longue carrière consacrée notamment aux pays africains confrontés à des transitions politiques et sécuritaires complexes.

Depuis mars 2025, il occupait les fonctions de représentant spécial du secrétaire général pour la Somalie et chef de la Mission d’assistance transitoire des Nations unies en Somalie (UNTMIS), après avoir assuré ce rôle par intérim à partir de mai 2024.

Auparavant, il avait déjà dirigé la Mission d’assistance des Nations unies en Somalie (UNSOM) entre 2019 et 2022.

Avant ses responsabilités au sein des Nations unies, Swan a mené une carrière de 32 ans au sein du gouvernement des États-Unis, avec plusieurs affectations liées à la RDC.

Il a notamment été ambassadeur des États-Unis en RDC de 2013 à 2016, chef adjoint de mission à Kinshasa entre 2001 et 2004, ainsi que chargé de dossier pour la RDC au Département d’État entre 1996 et 1998.

Au cours de sa carrière diplomatique bilatérale, cet internationaliste et securocrate a également été représentant spécial des États-Unis pour la Somalie (2011-2013), ambassadeur à Djibouti (2008-2011), secrétaire d’État adjoint pour les affaires africaines (2006-2008) et directeur de l’analyse africaine au Bureau du renseignement et de la recherche du Département d’État américain (2005-2006).

Ses précédentes affectations incluent également des missions en République du Congo, au Cameroun, au Nicaragua et en Haïti d’après les Nations unies.

La nomination de cet américain interrompt plus de décennie durant laquelle la MONUSCO était dirigée par des ressortissants africains.

Il intervient pendant que la République démocratique du Congo est secouée par une crise sécuritaire majeure dans sa façade orientale avec la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda et qui contrôle des grandes parties des provinces du Nord - Kivu et Sud-Kivu.

L’opposition bataille pour la tenue d'un dialogue national inclusif qui devrait régler le conflit.

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