Est de la RDC : plus de 200 morts dans un éboulement sur un site minier, indique le gouvernement
- Dans une zone sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23
Ankara
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Plus de 200 personnes ont perdu la vie dans un éboulement survenu mardi sur un site minier artisanal à Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, a annoncé le ministère des Mines dans un communiqué officiel consulté jeudi par l’Agence Anadolu.
Selon ce communiqué, ce drame est survenu le 3 mars 2026 à la suite de pluies diluviennes exceptionnelles ayant provoqué un glissement de terrain massif qui a englouti plusieurs galeries minières exploitées artisanalement.
« À la suite de pluies diluviennes exceptionnelles, ce glissement de terrain massif a englouti plusieurs galeries situées dans cette zone actuellement sous occupation de la rébellion AFC/M23 », indique le ministère.
Le bilan provisoire fait état de plus de 200 compatriotes décédés, dont environ 70 enfants mineurs. Plusieurs blessés ont également été évacués vers des structures sanitaires de la ville de Goma pour y recevoir des soins appropriés.
Le gouvernement congolais a dénoncé avec fermeté les conditions précaires d’exploitation minière dans ces zones échappant au contrôle de l’État, soulignant que l’absence forcée des services d’encadrement, notamment le Service d’assistance et d’encadrement des mines artisanales et à petite échelle (SAEMAPE) ainsi que des services de régulation, expose les exploitants artisanaux à de graves risques.
Le communiqué rappelle que le site minier de Rubaya avait été reclassé en « zone rouge » par arrêté ministériel en février 2025, une décision prorogée en novembre de la même année, conformément aux normes du mécanisme régional de certification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et aux directives de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur les chaînes d’approvisionnement responsables en minerais.
Ce statut interdit formellement toute extraction et commercialisation de minerais dans cette zone, en raison notamment des violations des droits humains, du travail forcé et de la présence de groupes armés.
Face à cette tragédie, le ministère des Mines indique suivre, à travers sa division délocalisée à Beni, l’évolution des opérations de secours en collaboration avec les partenaires humanitaires, tout en plaidant pour une protection renforcée des enfants.
Le gouvernement congolais a également réaffirmé l’urgence du rétablissement de l’autorité de l’État dans cette partie du territoire afin de mettre fin à l’exploitation illégale et dangereuse des ressources naturelles.
Le mouvement rebelle qui contrôle la zone depuis plus d’un n’a pas communiqué sur ce drame.
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