Nadia Chahed
13 Septembre 2017•Mise à jour: 13 Septembre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Les violations des droits de l'homme en République démocratique du Congo (RDC) ont enregistré une hausse durant la mois de août, a annoncé mercredi L’ONU.
Le nombre de ces violations est passé de 398 en juillet à 441 en août, soit une hausse de 10 %, a indiqué le directeur du bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’homme (BCNDUH), José Maria Aranaz.
S’exprimant en conférence de presse à Kinshasa, le responsable onusien a déclaré que « les agents de l’État ont commis plus de violations des droits de l’homme que les combattants de tous les groupes armés confondus ».
Ils auraient commis près de 64% (282) de ces violations documentées sur l’ensemble du territoire congolais, selon la même source. Les groupes armés tous confondus, ont quant à eux commis 159 violations, soit plus de 36% du total enregistré au cours du même mois, a-t-il ajouté.
Aranaz a, en outre accusé les forces de sécurité congolaises d’être derrière l’exécution « extrajudiciaire » de 54 personnes dont 33 hommes, une femme et 20 enfants dans le pays.
Accusant les groupes armés d’avoir exécutés 110 personnes dont sept femmes et trois enfants.
Le directeur du BCNDUH a, en outre, déploré une "persistance des restrictions de l’espace démocratique" et "regretté" la condamnation, le 29 août dernier par le Tribunal de paix de Lubumbashi (Sud-est), de quatre défenseurs des droits de l’homme à huit mois de prison pour "incitation à la désobéissance civile et insultes à l’autorité de l’État".
Ces derniers avaient été arrêtés lors des manifestations du 31 juillet 2017 exigeant la publication urgente du calendrier électoral garantissant l’organisation « prioritaire » de l’élection présidentielle en décembre de cette année.
Contacté par Anadolu, le ministre et porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, a dénoncé un "faux rapport dont le seul but est de déstabiliser la RDC en salissant son image".
Mende a ajouté que Kinshasa va, au cours de l’assemblée générale de l’ONU à New-York, exprimer sa protestation contre tous les "faux rapports publiés par le BCNDUH depuis le début de l’année".