Esma Ben Said
26 Août 2017•Mise à jour: 27 Août 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Quinze civils congolais enlevés le 14 Aout dernier dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) par des rebelles ougandais de l’armée de résistance du seigneur (LRA) ont été relâchés vendredi, a appris samedi Anadolu auprès de l’administrateur du territoire de Dungu.
Enlevés dans la localité de Kana en province du Haut-Uélé "ils ont été relâchés vendredi dans la brousse. Et nous les avons déjà amené à la ville" a déclaré Christophe Ikando indiquant ignorer "complètement" les raisons de cette libération.
Ces personnes font partie des 40 personnes kidnappées dont des agents électoraux, a-t-il ajouté. Une source administrative contactée dans la région par Anadolu a plutôt signifié que la libération est intervenue après versement d’une rançon dont la valeur équivaut au prix "d’une vache" localement.
Créée vers 1988, la LRA est l’une des rebellions les plus sanglantes au monde, selon l’ONU qui la crédite d’au moins 100.000 morts et l'accuse d'avoir enlevé plus de 60.000 enfants dans le Nord-est congolais, au Soudan du Sud, en Centrafrique et en Centrafrique.
La rébellion avait pour objet de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les dix commandements du "seigneur".
Son chef Joseph Kony a été inculpé en 2005 par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
Dans l’Est congolais sévit également une autre rébellion hostile au président ougandais, les forces démocratiques alliées (ADF). Tout comme la LRA, ADF est accusé par Kinshasa et l’ONU d’une série de massacres de plusieurs centaines des civils congolais dans le territoire de Beni depuis 2014.