Mohamed Safwene Grira
07 Février 2017•Mise à jour: 07 Février 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont libéré depuis janvier dernier, onze prisonniers "politiques", a déclaré à Anadolu José Maria Aranaz, directeur du bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'homme.
Sept activistes de la société civile figurent parmi les prisonniers libérés, d'après la même source qui déclare à Anadolu que 165 personnes sont toujours détenues pour des "motifs politiques", alors que les autorités leur contestent cette qualification.
Cette initiative fait partie des mesures de décrispation réclamées au gouvernement par l'Église catholique congolaise qui assure la médiation dans la crise politique dans ce pays.
L'issue d'un accord politique récemment conclu entre pouvoir et opposition suscite des inquiétudes dans ce pays après le décès, la semaine dernière à Bruxelles, du leader historique de l'opposition, Étienne Tshisekedi.
Le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) devait assurer la présidence de l'organe de surveillance de la transition, jusqu'à l'organisation des élections générales à la fin de l'année.
Le report du scrutin présidentiel, prévu en novembre dernier, avait fait basculer la RDC dans une crise politique et sécuritaire.
L'opposition accusait le président Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son dernier mandat constitutionnel, alors que les autorités invoquaient des difficultés techniques et financières.