Fatma Bendhaou
23 Février 2021•Mise à jour: 23 Février 2021
AA/ Niamey/ Illa Kané
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Niger a proclamé, mardi, les résultats globaux provisoires du second tour de l'élection présidentielle de dimanche dernier, déclarant Mohamed Bazoum vainqueur avec 55,75% des voix. Le second candidat, Mahamane Ousmane, a remporté, lui, 44,25% des voix.
La proclamation a été faite par le président de la Commission électorale Issaka Souna, lors d'une cérémonie organisée au Palais des congrès de Niamey.
Selon ces résultats, c'est l'ancien ministre de l'Intérieur Mohamed Bazoum, candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA/pouvoir) qui est déclaré élu avec 2 501 459 voix, soit 55,75%. Quant à l'ancien président de la République Mahamane Ousmane, candidat du Renouveau démocratique et républicain (RDR Tchandji/ opposition), il a recueilli 1 985 736 voix, soit 44,25%.
Peu avant la proclamation des résultats, Mahamane Ousmane les a contestés et exigé la suspension de leur publication.
"Les résultats qui sont en cours de publication par la Commission électorale nationale indépendante ne sont pas, dans beaucoup de cas, conformes à l'expression de la volonté du peuple et prouvent à suffisance qu'un nouveau hold-up électoral est en cours au Niger", a indiqué Falké Bacharou, président de la coordination nationale de la campagne de Mahamane Ousmane, dans un communiqué dont l'Agence Anadolu a eu copie.
"Convaincus que rien, absolument rien, ne peut s'opposer à la volonté du peuple souverain, nous exigeons la suspension immédiate de la publication de ces résultats qui ne prennent aucunement en compte la volonté exprimée par le peuple nigérien en faveur du changement", a ajouté la même source, appelant " tous les Nigériens soucieux de la préservation des valeurs fondamentales de la République et de la démocratie à se mobiliser comme un seul homme pour faire échec à ce hold-up".
Mardi, en début d'après-midi, des manifestations ont éclaté dans plusieurs quartiers de la capitale Niamey. La police a fait usage du gaz lacrymogène pour disperser des manifestants ayant érigé des barricades sur les principales artères de la ville.