Nadia Chahed
25 Octobre 2019•Mise à jour: 25 Octobre 2019
AA/Niamey/Illa Kané
Le gouvernement nigérien a décidé d’interdire l’accès des organisations humanitaires à certaines zones du Niger, sans l’accompagnement des forces de sécurité, en raison du climat sécuritaire précaire, selon un communiqué officiel.
La décision a été notifiée à la coordination humanitaire du Niger, dans une note du ministère de l’Intérieur et consultée par Anadolu
"Au regard de la situation d’insécurité très délicate qui y prévaut, le gouvernement a décidé de ne plus autoriser, jusqu’à nouvel ordre, des déplacements sans escorte militaire des représentants des organisations humanitaires dans tous les départements de Tillabéri (sud-ouest), à l’exception de Kollo, et dans les départements de Tillia et Tassara dans la région de Téra (sud-ouest)", a prévenu le ministre Mohamed Bazoum.
Frontalières du nord du Mali, les régions de Tillabéri (ouest) et de Tahoua (nord) font face aux attaques récurrentes attribuées à des groupes terroristes sévissant dans ce pays voisin.
Dès les premières attaques, plusieurs départements de ces deux régions ont été placés sous état d’urgence.
Mardi dernier, des hommes armés non identifiés ont enlevé un véhicule administratif à Abala, une localité de Tillabéri.
En mai dernier, deux véhicules de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ont été enlevés par un groupe d’hommes armés à Ouallam, une autre localité de la même région.
Evoquant des mesures de sécurité, l’ONG avait décidé de suspendre "toutes les missions dans la zone de Tillabéri et de Ouallam jusqu’à nouvel ordre".
C’est dans la même région de Tillabéri que le prêtre italien Pier Luigi Maccalli, travaillant pour la Société des Missions Africaines et l’humanitaire allemand Joerg Lang de l’ONG HELP ont été enlevés en septembre et avril 2018. Les deux hommes n'ont toujours pas été libérés.