Nadia Chahed
29 Septembre 2018•Mise à jour: 30 Septembre 2018
AA/Niamey/Kané Illa
Les enseignants universitaires nigériens ont décidé la suspension de leur mouvement de grève entamé depuis le 3 septembre, a annoncé leur syndicat.
"Nous avons décidé de suspendre la grève pour donner une chance à la médiation engagée par la Commission nationale des droits humains (Cndh), en vue de nous rapprocher du gouvernement", a déclaré, vendredi, à la presse, Na-Balla Adaré, secrétaire général du Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (Snecs).
Il a, en outre précisé que cette décision a été prise après la réunion d’un comité de négociations mis en place par la Cndh.
La commission a indiqué dans une déclaration publiée au sortir de la même réunion qu’en réponse à la suspension de la grève des enseignants, "le gouvernement a différé l’examen des textes sur la gouvernance des universités publiques du Niger".
Les enseignants des universités publiques nigériennes ont entamé depuis le 3 septembre un mouvement de grève pour exiger le versement de "tous les droits statutaires" dus aux enseignants des différentes universités et la poursuite des élections pour la désignation des responsables de l’université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi (sud-est).
Réagissant à cette grève, le ministre de l’Enseignement supérieur, Yahouza Sadissou, avait précisé, lors d’un point de presse, que le gouvernement n'accusait aucun retard au niveau du paiement des salaires et primes de recherche dans la plupart des universités et qu’il a décidé que désormais les responsables des universités publiques ne seront plus élus, mais nommés.
La Cndh est une Autorité administrative indépendante chargée de veiller à l’effectivité et à la promotion des droits et des libertés fondamentales,