Lassaad Ben Ahmed
03 Décembre 2020•Mise à jour: 03 Décembre 2020
AA / Niamey / Kané Illa
Une mission conjointe de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) et de l'Union africaine (UA) est arrivée, jeudi, à Niamey en vue d'évaluer le processus électoral, a-t-on appris d'un communiqué publié par la présidence nigérienne.
Conduite par le président de la Commission de la Cédéao Jean-Claude Kassi Brou, cette mission a été reçue en audience par le président nigérien Mahamadou Issoufou, a rapporté le site de la présidence nigérinne.
"Cette mission va, avec tous les acteurs, évaluer l’ensemble du processus, en prélude au déploiement de nos observateurs pendant les élections", a indiqué Jean-Claude Kassi Brou cité par la même source.
"L’objectif primordial que nous recherchons tous est que les élections soient apaisées, non violentes, crédibles", a ajouté président de la Commission de la Cédéao. Les émissaires de la Cédéao et de l'Union africaine arrivent au Niger à trois semaines de l'élection présidentielle dont le premier tour, couplé aux législatives, est fixé au 27 décembre.
Il sera précédé des élections municipales et régionales qui auront lieu le 13 décembre.
L'opposition et le pouvoir n'arrivent toujours pas à s'entendre sur le code électoral, la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la Cour constitutionnelle.
En application du code électoral, le chef de file de l'opposition Hama Amadou a été exclu de l'élection présidentielle, suite à sa condamnation à la peine d'un an de prison ferme dans l'affaire dite de trafic des bébés du Nigéria.
L'opposition accuse la Commission électorale et la Cour constitutionnelle d'être majoritairement composées des militants du parti au pouvoir, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA).
Trente (30) candidatures ont été validées pour la présidentielle, dont celles de l'ancien président de la Mahamane Ousmane, de l'ancien chef de l'État de la transition de 2010-2011 Djibo Salou, des anciens premiers ministres Amadou Boubacar Cissé et Seini Oumarou et de plusieurs anciens ministres.
Arrivé à terme de son dernier mandat légal, le président Mahamadou Issoufou a décidé de ne pas présenter de candidature.
Sa formation politique, le PNDS-TARAYYA, a désigné l'ancien ministre de l'Intérieur Bazoum Mohamed pour défendre ses couleurs.