AA/ Bangui/ Pacôme Pabandji
La date du 4 octobre 2015 prévue pour le référendum «ne sera pas tenable» et le report des élections sera « inévitable », a déclaré à la presse le président du Conseil National de transition (CNT - Parlement), Alexandre Ferdinand Nguendet.
« Le pays a pris du retard dans l'organisation des élections législatives et présidentielle du 18 octobre, qui devront probablement être repoussées », a-t-il précisé.
L’enregistrement des électeurs à l’intérieur du pays rencontre, selon lui, des problèmes, ce qui génère des difficultés qui rendent le report de ces élections « inévitable ».
Le report du premier tour des élections centrafricaines, initialement prévu pour le 18 octobre prochain, a également été demandé lundi par la classe politique qui a avancé les mêmes raisons, notamment le retard dans l’enregistrement sur les listes électorales, les difficultés à l’intérieur du pays et l’insécurité.
« Même les autorités savent que ces dates sont impossibles, mais c’est juste la peur de frustrer les bailleurs qui empêche de l’annoncer», assure une source diplomatique occidentale à Bangui, sous couvert d'anonymat.
Fin juillet, la période transitoire a déja été prolongée jusqu’à la fin de 2015 par la communauté des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), afin de permettre l’organisation des élections.
L’actualité centrafricaine est jalonnée de soubresauts politiques, depuis le reversement du président François Bozizé le 24 mars 2013 et le déclenchement du conflit intercommunautaire entre Séléka (groupes politico-musulmans) et anti-Balaka (milices chrétiennes), en décembre 2013.
Ce conflit a jusque-là fait des centaines de victimes et des milliers de réfugiés parmi les musulmans fuyant les exactions des anti-Balaka vers les pays voisins.