Lassaad Ben Ahmed
12 Décembre 2019•Mise à jour: 12 Décembre 2019
AA / Niamey / Illa Kané
Suite à l'attaque meurtrière contre un camp de l'armée nigérienne, plusieurs réactions de compassion ont été enregistrées. Les premières ont été exprimées mardi soir par la présidence du G5 Sahel, du Mali, de l'Union africaine et de la France.
"En ce 11 décembre, j'ai une pensée pour le peuple frère du Niger et les familles des soldats tués dans l'attaque d'Inatès. Je leur présente mes sincères condoléances", s'est exprimé le président burkinabè Rock Marc Christian Kaboré, par ailleurs président en exercice du G5 Sahel, dans un message sur son compte Twitter.
"C'est avec une vive émotion que j'ai appris l'attaque contre la base militaire d'Inatès qui a occasionné des pertes en vies humaines dans les rangs de vos vaillants soldats et de nombreux blessés", a indiqué, pour sa part, le président malien Ibrahim Boubacar Keita, dans un message adressé à son homologue nigérien.
Le président Keita a présenté ses "condoléances les plus émues" au gouvernement et au peuple nigériens.
Par la voix de sa ministre des armées, Florence Parly, la France a aussi exprimé ses "condoléances" au Niger.
"La France est aux côtés du Niger dans cette épreuve", a rassuré la ministre dans un message posté sur compte Twitter.
Le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat a, quant à lui, "fermement" condamné "les attaques terroristes" survenues à Inatès.
Mardi, le camp de l'armée nigérienne basé à Inatès, près de la frontière malienne, a été attaqué par des hommes armés non identifiés.
Dans un communiqué publié mercredi dans la soirée, le ministère de la Défense nationale a indiqué que 71 soldats avaient été tués, 12 blessés et plusieurs autres sont portés disparus.
Suite à cette attaque, la France a reporté pour 2020 un sommet qui devait se tenir le 16 décembre à Pau (sud-ouest de la France), sur la force Barkhane et le G5 Sahel.
Lequel sommet avait été convoqué par le Président Emmanuel Macron suite à la mort de 13 soldats français au Mali sur l’axe Gao-Menaka, le 25 novembre dernier, dans la région dite des trois frontières (Burkina Faso – Mali – Niger), où la force Barkhane avait mené l'opération Bourgou IV du 1er au 17 novembre.
En juillet dernier, le même camp d'Inatès avait fait l'objet d'une autre attaque. Au moins 17 militaires avaient été tués.
Le camp militaire d'Inates a été créé depuis plusieurs années et est occupé par des militaires de la "compagnie d'appui", spécialisée dans l'utilisation de l'artillerie lourde.
Inatès est une ville frontalière avec le Mali. Elle se situe à 285 kilomètres au sud de Menaka.